
Kinshasa, le 22 février 2025
La cheffe de la mission de maintien de la paix de l’ONU en République démocratique du Congo (MONUSCO) a appelé, vendredi, à trouver une solution d’urgence pour le transfert en toute sécurité des personnes ayant trouvé refuge dans les bases de la mission à Goma, la capitale du Nord-Kivu tombée sous le contrôle des rebelles du M23.

Bintou Keita, qui était l’invitée du point de presse quotidien de l’ONU à New York, a indiqué que plus de 1.400 individus « à haut risque », y compris des femmes et des enfants, s’étaient abrités dans les bases de la MONUSCO dans l’est de la RDC, suite à la chute de Goma, le 28 janvier dernier.
« Malgré de fortes pressions exercées par le M23 pour que ces individus lui soient remis, la MONUSCO reste déterminée à assurer leur sécurité », a déclaré Mme Keita, qui s’exprimait par visioconférence depuis Kinshasa, la capitale congolaise.
À l’heure actuelle, la mission continue de répondre à des demandes de protection de la part de défenseurs des droits de l’homme, notamment des femmes, qui subissent des menaces ou risquent d’être victimes d’attaques.
La cheffe de la MONUSCO a réaffirmé que la mission entendait s’acquitter de son devoir de protection des individus non armés cherchant refuge à l’intérieur de ses bases, conformément au droit international humanitaire.
Déplorant la situation intenable que vivent ces personnes, dans les bases de la MONUSCO suite aux ressources limitées dont dispose la mission, Bintou Keita a par conséquent appelé à trouver de toute urgence une solution « sûre, digne et soutenue par la communauté internationale » pour transférer les personnes actuellement dans les base de la MONUSCO vers un lieu sécurisé, « dans le plein respect de leurs droits et de leur libre arbitre ».